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Épuisement professionnel des soignants : repérer les signaux et agir en établissement

Le burnout touche particulièrement les métiers du soin. Définition, signaux d'alerte individuels et collectifs, leviers d'action : les repères issus des recommandations de la HAS pour les directions et l'encadrement.

Charge de travail, horaires atypiques, travail de nuit, exigences émotionnelles, sentiment de ne pas pouvoir bien faire son travail : les métiers du soin cumulent plusieurs facteurs de risque d’épuisement professionnel. Pour un établissement, l’enjeu est double : protéger la santé des professionnels et préserver la qualité et la sécurité des soins.

De quoi parle-t-on ?

Dans sa fiche mémo consacrée au syndrome d’épuisement professionnel (2017), la Haute Autorité de santé le décrit comme un épuisement physique, émotionnel et mental lié à un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. Il associe trois dimensions :

  • l’épuisement émotionnel ;
  • le cynisme vis-à-vis du travail, ou dépersonnalisation ;
  • la diminution de l’accomplissement personnel et du sentiment d’efficacité au travail.

Le burnout n’est pas une maladie caractérisée en tant que telle : c’est un syndrome, qui doit être repéré tôt et pris en charge par des professionnels.

Les signaux d’alerte

Chez une personne, la HAS cite notamment des manifestations émotionnelles (anxiété, irritabilité, tristesse), cognitives (troubles de la mémoire et de la concentration), comportementales (repli sur soi, agressivité, conduites addictives), motivationnelles (désengagement, dévalorisation) et physiques non spécifiques (fatigue, troubles du sommeil, douleurs, troubles digestifs).

Dans une équipe, certains indicateurs doivent alerter l’encadrement : hausse de l’absentéisme, turn-over, accidents du travail, conflits répétés, difficultés à pourvoir les remplacements.

Agir d’abord sur l’organisation du travail

La HAS rappelle que l’analyse des conditions de travail s’appuie sur six familles de facteurs de risques psychosociaux : l’intensité et l’organisation du travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, la qualité des relations de travail, les conflits de valeurs et l’insécurité de la situation de travail. Cette démarche est coordonnée avec le médecin du travail et l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail.

La prévention la plus efficace reste collective : organisation des plannings, temps d’échange entre professionnels, soutien de l’encadrement, reconnaissance du travail accompli.

La place de la formation

La formation ne remplace pas l’action sur l’organisation, mais elle la complète utilement. Elle peut aider les professionnels à :

  • comprendre les mécanismes du stress et les effets du travail de nuit ou en horaires atypiques ;
  • organiser leur récupération physique et mentale (sommeil, respiration, alimentation adaptée) ;
  • disposer d’outils simples et applicables pendant leur journée de travail ;
  • sensibiliser l’encadrement au repérage des signaux d’alerte.

Chez E-DE, nous construisons ces actions avec vous, à partir de la situation de vos équipes : service concerné, rythmes de travail, priorités de l’établissement.

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Source : Haute Autorité de santé, « Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout », fiche mémo, 2017. En cas de souffrance au travail, l’interlocuteur de référence est le service de santé au travail.

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