L’hypnose s’est progressivement fait une place à l’hôpital : au bloc opératoire, en radiologie interventionnelle, aux urgences, en pédiatrie, en EHPAD. Pour les équipes, elle représente surtout une autre façon de communiquer avec le patient, au moment où il est le plus anxieux ou le plus douloureux.
Ce que disent les données
En 2015, l’Inserm a publié un rapport d’évaluation de l’efficacité de l’hypnose. Ses principales conclusions :
- l’hypnose utilisée lors d’actes chirurgicaux ou de radiologie interventionnelle permet de réduire la consommation de sédatifs et d’antalgiques ;
- elle a un intérêt thérapeutique dans le syndrome du côlon irritable ;
- pour de nombreuses autres indications, les études disponibles ne permettent pas encore de conclure ;
- les effets indésirables graves paraissent rares, à condition que la pratique soit encadrée et ne retarde pas une prise en charge conventionnelle.
Le rapport souligne aussi que le titre d’« hypnothérapeute » n’est pas protégé. D’où l’intérêt de former des professionnels de santé, qui intègrent l’hypnose à leur pratique et à leur champ de compétences.
Dans les services, au quotidien
L’hypnose ne demande pas forcément une séance longue et formelle. Une grande partie de son intérêt tient à des outils courts, utilisables pendant le soin :
- la communication thérapeutique : choisir ses mots, éviter les formulations qui augmentent l’anxiété ou la douleur (« ça va piquer », « n’ayez pas peur ») ;
- les inductions rapides, pour accompagner un patient avant une ponction, un pansement ou une pose de voie veineuse ;
- les techniques de gestion de la douleur pendant un geste ;
- l’autohypnose, que le patient peut apprendre et reproduire, et que le soignant peut utiliser pour sa propre récupération.
Comment former vos équipes
Une formation utile en hypnose clinique doit être très pratique : démonstrations, ateliers en triômes, mises en situation sur des cas cliniques réels ou simulés. C’est ce que nous proposons en deux modules :
- Hypnose clinique – Module 1 : communication thérapeutique, tests de suggestibilité, inductions, conduite d’une séance complète ;
- Hypnose clinique – Module 2 : inductions rapides, hypnose et douleur, hypnose éveillée, soin hypnotique intégral.
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Source : Inserm, « Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose », rapport, juin 2015. L’hypnose ne se substitue pas aux traitements médicaux.
